RABATI

Rabati

La forteresse Rabati  (Région de Samtskhé-Djavakhétie)

C’est la vieille ville historique d’Akhaltsikhé.  Rabati s’étale sur la colline sur la rive gauche de la Potskhovi, on peut voir la forteresse au sommet d’un piton.  La forteresse a été construite au XIIe siècle. Elle avait l’apparence d’un château fort ottoman (avec des bâtiments des XVIe-XVIIe siècles), jusqu’à ce qu’elle a soit entièrement réhabilitée en 2012. Reconstruit dans un style nouveau plus que rénové à l’identique, le site initial a été largement remanié : fontaine, balcons, éléments folkloriques modernes adjoints aux bâtiments d’origine. Les tours qu’on peut voir à présent sont pour la plupart une construction de 2012 et non des bâtiments d’origine. En somme, le château de Rabati revêt aujourd’hui les apparences du rêve d’un château ottoman de Géorgie par le pouvoir politique des années 2000. Quoiqu’on puisse dire de l’authenticité de ces travaux de réhabilitation, c’est à présent un site prisé des Géorgiens, très agréable avec son bassin très oriental agrémenté de sa galerie en arabesques. En dehors des murailles et des tours, le site contient une mosquée et les ruines d’une madrassa (école islamique). Il abrite également le musée d’Histoire de Samtskhé-Djavakhétie et d’art Ivané Djavakhichvili, où l’on peut voir une belle collection de tapis, des reliefs du monastère Sapara et un manuscrit du Chevalier à la peau de tigre de Chota Roustavéli datant du XVIe siècle. La forteresse est ouverte de 10h à 17h du mardi au samedi.

En continuant tout droit après la forteresse (dont on peut faire le tour pour avoir une vue plongeante sur la rivière), on voit sur la gauche l’église orthodoxe, datant du XIXe. Sur le chemin, on peut voir en bien mauvais état une autre madrassa. Si l’on gravit les rues entourées de darbazébi, ces maisons à terrasses traditionnelles, datant pour la plupart du XIXe siècle, on arrive en haut aux ruines d’une ancienne église arménienne.

En passant devant et en redescendant sur la droiteon passe devant une ancienne synagogue. Si l’on parvient à trouver l’église catholique abandonnée, un peu plus bas, puis en remontant sur la gauche, on aura vraiment un flair à toute épreuve. Difficile de s’orienter dans ces petites ruelles endommagées, mais on trouvera toujours un impressionnant vestige du passé au détour d’un croisement. La vie de village endormi qui hante à présent ce quartier fait sans doute partie du clou de la visite.